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mercredi 28 décembre 2011

SPEEDKRITIK 608 "A Better Tomorow" (2010) Hae-sung Song


Faire le remake d'un des chef d'oeuvres de J. Woo "Le Syndicat du Crime" (1986) fallait osé, mais avec le talent de la nouvelle génération de cinéastes coréens, l'original prend un sacré coup de vieux (qu'il avait déjà chopé). Pas de ralentis à outrance, de répétitions de la même action égales au nombre d'axes de caméras, pas de colombes qui s'envolent, de musique cheap insuportables, d'un étalonnage bleu métallique. Donc on prend la même narration et on filme de façon plus frontale avec des acteurs aussi (voir plus) charismatique que l'original, un montage efficace et une superbe photo. Du coup le film de J. Woo ressemble à un mauvais téléfilm (mais à l'époque,les fans de cinéma HK n'avait pas grand chose à se mettre sous la dent et  Mr Woo a le mérite d'avoir enfoncé les portes). Les temps ont changé, et le réalisateur l'a bien compris.





Trailer "A Better Tomorow" (1986) J. Woo 






SPEEDKRITIK 607 " Tygra: La Glace et Le Feu" (1983) R. Bakshi



Un scénario benet, une animation poussive, des décors pauvres; on est loin du délire annoncé ("film culte") car de F. Frazzeta il ne reste que l'affiche et les personnages DU maître de l'illustration d'Héroic Fantaisy (qui a fait fantamer des générations). "Le chef d'oeuvre de F. Frazetta", quelle bande de nazes ces distributeurs. Dommage, son "Seigneur des Anneaux" lors de sa sortie en salle 1978 m'avait vraiment marqué (bon je n'avais pas le même âge) dont j'ai attendu en vain la suite qui ne viendra jamais.





F. FRAZETTA le maître:


mardi 27 décembre 2011

SPEEDKRITIK 606 "Rise of the Planet of the Apes" (2011) R. Wyatt



Etant un grand fan des films (sauf "le secret de la Planète des Singes"-1970- T. Fost), j'y allais un peu a reculons mais je dois avouer que ce fut une bonne surprise même si le produit reste assez lisse. J. Franco est bon, A. Serkis (digne successeur de R. McDowall) toujours aussi impressionnant dans sa gestuelle (Golum, King Kong). Les effects sont impressionnants mais il manque le côté subversif et engagé de l'original "La Conquête de la Planète des singes" (1972) de J. lee Thompson (que je vous conseille, ainsi que mon chouchou "Les évadés de la Planète des singes" (1971) de D. Taylor. Donc un spectacle de qualité malgré une fin en guimauve qui n'assume pas son sujet.




A REDECOUVRIR






SPEEDKRITIK 605 "Eye for an Eye" (2008) Kwon-tae Ahn & Kyung-Taek Kwak


Du polar classique made in Korea dans le fond et la forme (jeu du chat et de la sourie entre le bon flic et le méchant pas si méchant) bien ficelé avec toujours ce jeu d'acteur de haut niveau, une photo irréprochable. Un film qui plaira aux amateurs de "L'arnaque" (1973) G. Roy Hill et de "Ocean Eleven" (2001) S. Soderbergh (en mieux). Bon montage même si parfois le surdécoupage à la "Les experts" fait un peu dépassé mais le film a déjà 5 ans (une honte d'attendre si longtemps pour voir de bons films).



lundi 26 décembre 2011

SPEEDKRITIK 604 "Happy Killers" (2010) Dong-wook Kim


Une comédie policière qui ne révolutionne pas le genre mais qui se regarde avec plaisir surtout par le jeu impeccable des acteurs. Pas mal pour un premier film (réalisé par celui qui joue le jeune flic), avec comme d'habitude chez les Coréens une belle photo et un bon montage.




SPEEDKRITIK 603 "A Good Old Fashioned Orgy" (2011) A. Gregory & P. Huyck



Une comédie qui se regarde d'un oeil, pas désagréable, mais ce n'est pas non plus le délire annoncé par l'affiche (Brilliant, triumph, n'importe quoi). Tourné comme un show TV, sans idée de mise en scène. Les acteurs ne sont pas mauvais (surtout T. Labine déjà exellent dans "Tucker & Dale"), mais autant se taper un épisode de "Friends" qui sera beaucoup plus drôle.


SPEEDKRITIK 602 "Wattstax" (1973) M. Stuart



Grosse claque pour finir l'année avec ce docu sur la condition des blacks dans les 70' aux U.S et les prémisses d'une révolution "mort né". C'était l'époque où les black assumaient leur peau, leur coupe de cheveux afro. Les mecs assurent, les femmes sont splendides, ils avaient la meilleur musique du monde. La séquence dans l'église est juste boulversante (P... j'ai failli passé de l'autre côté-cf extrait 1). Tout est bon et authentique sauf les interventions de R. Pryor qui nous saoule avec sa suffisance et G. Isacc qui se la joue méga star. Mais Johnnie Taylor (cf extrait 2), Rufus thomas, The Bar-Kays, the Staple Singers et les autres déchirent tout. Que c'est-il passé pour qu'ils ne prennent pas le pouvoir?




Extrait 1


Extrait 2


SPEEDKRITIK 601 "Karate Girl" (2011) Y. Kimura


Être chercheur d'or comporte ses joies et ses déceptions. Pour une pépite d'or trouvée, on se casse les dents 9 fois sur de la roche sans valeur. Ce film fait partie de la 2ème catégorie. Une grosse merde tournée avec les pieds (quoique pour un film de Karaté, ça pourrait servir) avec des acteurs fades (sauf les 2 soeurs impressionnantes au combat) un montage de grand-mères et une photo à chier.


SPEEDKRITIK 600 "Rare Export" (2010) J. Helander



Pour la 600éme, un film Finlandais qui colle à l'actu avec une ambiance Spielbergienne des années 80 (avec un budget riquiqui-2 millions d'Euros) sans sa niaiserie (J. J Abrams aurait du voir ce film avant de pondre son chamalow de "Super 8"). Donc vous apprendrez la vraie histoire du Père Noël dans son pays d'origine, avec de superbes images, des acteurs tous justes (aux vraies tronches de gars du Nord), bon rythme, bon score (qui reste discret) et une direction artistique impeccable. Même si dans certaines scènes on sent le manque de thunes, il y a de vrais grands moments (le petit héros pourchassé par une horde de vieillards à poil). Un vrai films quoi, que personne ne verra à part les Finlandais et les rennes. En tous les cas nouveau Réal à suivre.



dimanche 25 décembre 2011

SPEEDKRITIK 599 "Soul Power" (2008) J. Levy-hinte



Un docu sur le Kinshasa des 70' avec ce fameux festival avant le match historique entre M. Ali et G. Foreman. Assez déroutant de voir toutes les stars black de l'époque prôner le droit à la liberté du peuple noir dans un pays tenu d'une main sanglante par le dictateur Mobutu. Pour ceux qui ont vu le "When We Were Kings" (1994) de L. Gast (à voir absolument), cet opus parait un peu fade et redondant (par rapport au second cité). Reste des moments musicaux (incroyable M. Makeba) et les delires dans l'avion de C. Cruz. Pour avoir eu la chance de bosser à Kinshasa, ça comme même du être la folie.